Réflexion · 21 mars 2026
Faire manipuler n'est pas faire bouger
Le mouvement en classe est souvent réduit à une pause active. Or ce qui soutient l'apprentissage, c'est rarement le mouvement lui-même : c'est ce que le geste rend pensable.
Quand on parle de « corps en classe », deux choses très différentes sont confondues : le mouvement de décharge, qui restaure de la disponibilité, et le geste porteur de sens, qui participe directement à la construction du savoir.
Déplacer des jetons pour comprendre une décomposition, tracer une trajectoire avec le bras, marcher une frise chronologique : ici, le corps n'est pas un préalable à l'apprentissage, il est l'apprentissage.
En EPS, cette évidence n'a jamais eu besoin d'être défendue. En classe, elle demande d'accepter que le passage à l'abstraction ne soit pas immédiat, et que la trace écrite arrive après le geste, pas à sa place.
Ma ligne de travail actuelle : pour chaque notion difficile, chercher le geste minimal qui la rend manipulable, avant de chercher la bonne formulation.
À retenir
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